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Grand et petit promontoire : Mark DION

L’avant dernière zone du parcours de la grotte et de l’exposition apparaît au débouché du sas prolongeant la galerie des ours.

Il s’agit d’une sorte de chemin en forme de promontoire qui offre un point de vue assez spectaculaire sur l’entrée béante de la rivière et la route en contrebas. Sur son côté droit, ce chemin longe un étagement d’imposants rochers qui forment des plateaux successifs semblant remonter et se perdre dans le cœur de la montagne. Au milieu de ce chemin, un escalier de bois conduit à une sorte de galerie en terrasse qui vient buter sur un mur de parpaing barrant un accès naturel à la salle Mandement (zone 8).

Artiste

Mark Dion
Né à New Bedford en 1961, vit à Beach Lake-Pennsylvanie (Etats-Unis)

Notre rapport au vivant et à la nature, ou plutôt à l’idée de nature, est au cœur de l’œuvre de Mark Dion. C’est en détournant les méthodes, les conventions, et l’esthétique des sciences naturelles qu’il critique les idéologies autoritaires de classement et d’ordonnancement qui tendent à régir notre relation en monde en façonnant nos imaginaires. En contrepoint, sa propre méthode consiste à recréer des cadres fictionnels où il fait rejouer de concert la rationalisation et l’objectivité scientifique avec leurs pendants trop souvent laissés pour compte, l’imagination et la fantasmagorie. C’est à cet effet, qu’il recrée des sortes de cabinets de curiosités où l’humour la caricature et le grotesque dénoncent toute « l’ineptie » de notre relation actuelle au « naturel ». Ce dont témoignent les figures animales ou végétales (ours des cavernes, arbre et oiseaux mazoutés) contaminées et parfois mêmes exterminées du fait de l’action anthropique. Mais l’artiste ne fait pas que dénoncer, il propose aussi un début de solution en réintroduisant un sens du magique et du merveilleux.

Le projet

Ayant fait le choix de cet espace lors de sa visite, Mark Dion qui élabore actuellement son projet prévoit de tirer parti des étagements qu’offre l’anfractuosité située sur le palier au débouché de la rampe. Avec un ensemble de sculptures et un travail spécifique sur la mise en lumière.
Installation : 3 squelettes d’ours dans différentes positions recouverts de résine phosphorescente qui se reflète dans le noir avec des néons noirs (aspect fantomatique).
Vision de la route ; Transport des squelettes jusqu’en France et peinture in situ.