Site intercommunal >>

Salle Piette : Delphine GIGOUX-MARTIN

Cette seconde zone correspond à la première salle du parcours visite de la grotte et de l’exposition.

Il s’agit d’un espace de +/- 100 m² au sol de terre battue couvert d’un plafond à hauteurs variables (de 2 à 5m), percé de sortes de lucarnes circulaires. Cette salle porte le nom du préhistorien Edouard Piette qui effectua les premières fouilles de la grotte à partir de 1887. Il découvrit ici un important matériel archéologique comportant de remarquables œuvres d’art mobilier (propulseurs), un crâne féminin magdalénien. Le tout semblant provenir de dépotoirs et d’écoulements. Le fond de la salle donne accès à une galerie ornée non accessible au public (galerie Breuil) comportant des ensembles de peintures et de gravures (entre 14 000 et 12 000 ans BP).

Artiste

Delphine Gigoux-Martin Née en 1972 en Auvergne. Vit et travaille à Durtol (63)

Delphine Gigoux-Martin a, par deux fois, été invitée à présenter ses installations en Midi-Pyrénées, en 2005 à Fiac dans le Tarn (exposition + si affinité) et durant l’été 2006 au Château de Taurines dans l’Aveyron. Le dessin est un élément primordial dans les installations de D. Gigoux-Martin, animé, en mouvement, il est projeté directement sur les murs. L’acteur principal en est l’animal, qu’il soit tracé ou bien réel, à travers la naturalisation, le déchet et la cuisine. Les sensations visuelles, odoriférantes, gustatives y forment un tout revendiqué par l’artiste. L’univers de l’artiste est poétique, sensoriel ; il est profondément mental, nous renvoyant à des questions fondamentales, le plaisir, la vie, la mort.

Le projet

Installation vidéo. L’espace de la grotte est considéré comme un espace de théâtre ou d’opéra, une antichambre d’un opéra invisible. Y sera installé un lustre fait de tessons de bouteilles sur lesquels sont posés des papillons. Les éclats de lumière émanant du lustre forment des tâches rouges sur les parois de la salle du crâne. A son côté est diffusé une vidéo présentant un dessin animé où des chauves-souris forment un ballet d’ombre. Sur le lustre de tessons et les parois de la grotte virevoltent les chéiroptères.

Intention de l’artiste

© Visuels Delphine Gigoux-Martin