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Galerie des silex : Eric HURTADO

A mi-hauteur de la salle du chaos, cette galerie a été dégagée entre 1939 et 1944 derrière un bouchon de glaise resté en place et formant une paroi indépendante.

Les fouilles systématiques effectuées à cette période par Saint-Just Pécquart ont fourni l’essentiel des objets exposés au Musée pour en faire l’un des principaux gisements archéologiques de la grotte. Cette galerie de calcaire blanc crayeux est d’un accès assez facile avec un diamètre de +/- 2 mètres. D’une longueur de +/- 60 mètres, elle se sépare en 2 boyaux formant une fourche aux deux tiers de son parcours.

Artiste

Hurtado Eric né au Maroc, il vit et travaille à Grenoble où il enseigne en tant que professeur à l’Ecole Supérieure d’Art.
Photographe, cinéaste et performer (cofondateur du groupe Etant Donné), Eric Hurtado a présenté ses travaux photographiques qu’il a effectués dans la grotte du Mas-d’Azil lors de sa résidence à Caza d’Oro début 2008 durant la première exposition dreamTime. Ces œuvres étaient à voir comme une première approche sensorielle du site et de la rivière de l’Arize, en vue de la création de cette importante installation multimedia dans la galerie des silex. Eric Hurtado a en effet réalisé de nombreux travaux sonores et visuels sous forme d’installations, en particulier à partir de reconstitutions des Dreamachine (les premières sculptures conçues pour être vues les yeux fermés), du poéte-artiste fétiche de la beat génération, Brion Gysin.

Le projet

Ways

  • Pour la petite galerie de droite : Un lit 1900, en bois doré et recouvert d’un édredon en satin rouge est installé au fond de la galerie. Surplombant le lit, un grand miroir encadré incliné à 45°. Sur le lit est posé un livre ouvert, couverture tournée vers le haut. On ne peut lire le titre écrit en lettres rouges, car les lettres sont inversées… le titre est lisible seulement dans le noir : PRECIS DE DECONSTRUCTION. On entend le chant du rossignol (seul oiseau qui chante la nuit).
  • Pour la grande galerie de gauche : Un chemin de sons nous mène à l’extrémité de la galerie. Se sont les sons de l’Arize, qui montent en crescendo au fur et à mesure de la progression dans le tunnel. Un cube en miroirs, violemment éclairé, aveuglant, est installé au fond de la galerie. Le spectateur pénètre dans le cube (entièrement constitué, pour ses faces intérieures de miroirs sans tain). Des éclairs pulsent de toutes les directions, illuminant violemment son propre reflet démultiplié. (Un système électronique temporise les éclairs, chaque miroirs s’illuminant séparément pour un temps très bref). La lumière traverse les miroirs. Le reflet n’est perceptible qu’au moment instantané de l’éclat lumineux. La vision se conjugue à l’éblouissement. Le spectateur totalement désorienté perd l’équilibre, aucun repère spatial si ce n’est l’image d’un corps fragmenté à l’infini, paraissant tomber sur lui-même. A l’intérieur du cube le son d’un cœur. (A noter, que la face avant du cube étant constituée d’un miroir sans tain (donc semi-transparent), on pourra voir le spectateur présent dans le cube, ainsi que ses reflets/images, de l’extérieur du cube, au moment des éclairs.

© Visuels Caza d’oro - Eric HURTADO