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Edouard PIETTE 1827-1906

Premières fouilles scientifiques du 19ème siècle avec mise en évidence de la culture Azilienne accompagnées de grandes découvertes archéologiques.

Après une enfance passionnée d’histoire naturelle, parallèlement à ses études juridiques, Piette suit des cours de géologie. Il mène ensuite de front une double existence :

Edouard Piette d’une part juge de Paix et d’autre part, la géologie l’attire et, par elle, il vient à la préhistoire.
Mais l’évènement qui détermina les orientations essentielles de son activité archéologique fut une cure qui lui fut prescrite, après la guerre de 1870, à Bagnères-de-Luchon.

Le hasard le conduit sur certains des plus beaux gisements magdaléniens des Pyrénées : grottes de Gourdan (Haute-Garonne), de Lorthet (Hautes-Pyrénées), d’Arudy (Pyrénées- Atlantique), du Pape, à Brassempouy (Lande) et du Mas-d’Azil (Ariège).
Il y recueillit d’imposantes séries paléolithiques contenant des œuvres d’art de qualité exceptionnelle, tout en s’efforçant d’établir la base d’une classification du Paléolithique supérieur. Dès cette époque, il eut également le grand mérite de publier de façon régulière l’essentiel de ses découvertes. Son œuvre fondamentale est « L’Art pendant l’Age du renne ».

C’est en 1887 qu’il entreprit des fouilles dans la grotte du Mas-d’Azil, à la fois dans les diverses salles situées sur la rive droite et sur l’énorme terrasse de la rive gauche. Plusieurs auteurs ont décrit les rapports, tantôt de collaboration, tantôt de conflit, qui ont alors existé entre Piette et plusieurs chercheurs et amateurs locaux, entr’autres Maurette, Maury, Miquel et surtout Ladevèze…

Au Mas-d’Azil, il identifie une civilisation encore inconnue : l’Azilien.
L’activité de Piette au Mas-d’Azil s’est située entre 1887 et 1889, car elle sera ensuite freinée par son mauvais état de santé. Toutefois, le travail continua, dans une mesure qu’il est difficile d’évaluer.
Bien que complètement ruiné par ses recherches, il fit don de l’ensemble de sa collection à un établissement public, en l’occurrence le Musée des Antiquités Nationales de Saint Germain en Laye.