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Virginie Barré

(née en 1970 à Quimper – Vit et travaille Douarnenez)

Virginie Barré pratique l’art du fait-divers et de sa mise en scène en atténuant les frontières entre fiction et réalité, cinéma et vie.
Elle voyage dans l’univers cinématographique d’Hitchcock ou des frères Coen en passant par Stanley Kubrick ou Brian de Palma, et fait basculer cet univers dans la réalité tangible.
Ces installations sont des rendez-vous avec la mort et sa mise en scène, comme une invitation su les lieux du crime. Avec elle, la fin tragique est toujours proche et le spectateur, une fois ses fantasmes de voyeurisme en éveil, devient détective.
Elle préside aux destinées d’un univers de marionnettes ou de poupées effrayantes dont on ne sait s’il tient du magasin d’accessoires de films d’horreur ou du cauchemar d’enfance. Les deux semblent en effet mêler ici leurs influences, entre bande dessinée et death metal. Ce travail nous invite à pénétrer au sein de moments arrêtés dans tel film ou tel rêve d’angoisse. Et, comme dans tout scénario ménageant l’émergence de l’angoisse, le fou rire menace tout autant que la peur panique.
Construit sur une réappropriation de la culture américaine des comics notamment et des ressorts récurrents de la mémoire collective contemporaine, ce monde figuratif définit son univers, qui dessine et sculpte sans dogmes des mondes fantasmagoriques.
La dimension politique de son œuvre réside dans cet effet de loupe sur l’imagination, mêlée à des référents culturels où l’Histoire et la mémoire visuelle collective, nos peurs, nos égarements, notre crédulité, rejoignent le burlesque, l’incohérence et le rêve.
Grâce à ses sculptures, Virginie Barré crée des fictions qui nous invitent au réel, nous y plongent par des confrontations inhabituelles et dérangeantes.

« Je ne cherche pas l’exactitude, je préfère ce qui divague, des représentations farfelues ou oniriques. »