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THOMAS ISRAËL et CHARLEY CASE

Thomas Israël conçoit et met en scène ses premiers spectacles centrés sur des créations contemporaines pluridisciplinaires, parallèlement à sa carrière d’acteur. C’est ainsi qu’il aborde pour la première fois la création vidéo. S’en suivront une formation intensive en montage vidéo
et la création de Horizon TröM (2005), projet dans lequel installations vidéo, vidéos interactives, installations sonores, danse, performances d’acteurs furent autant de portes d’entrée vers le rapport à nos morts. _ En mars 2006, il créa ses premières sculptures vidéo interactives à la Jozsa Gallery.
En novembre 2006 et 2008, il fut l’artiste central du festival Transnumériques à Paris, Bruxelles, Mons et Maubeuge.
En octobre 2006 il a présenté une de ses vidéos au MoMA à New-
York.
Charley Case est un artiste-explorateur qui conjugue différentes techniques dans son univers emprunt d’humanité. D’abord illustrateur, Charley Case dessine, peint, photographie, note, griffonne, filme. Le dessin est sa technique de prédilection, il s’en sert comme écriture. A l’encre de Chine ou indienne, tracé à la plume ou au pinceau, son trait est libre, fluide et assuré. La qualité de son trait et la poésie de ses images font la beauté du geste de Charley Case. L’être humain est mis à nu ; c’est l’émotion pure . Le fœtus, le couple entrelacé, le gisant, le conflit, la spirale du temps. Les relations humaines et les paradoxes de l’humanité sont éléments fondateurs de son œuvre. La complémentarité et la dualité.
Toujours inspiré par ses voyages (Sangam), Charley Case se dit « citoyen du monde, libre et nomade », s’interroge sans relâche sur le sentiment de la solitude dans la foule. Il se plaît également à représenter la folie des ordinateurs ou l’euphorie de l’homme face à l’instrument.
Admirateur de Marlène Dumas, d’Anish Kapoor (rencontrés en 1997), il fait une incursion superficielle et personnalisée dans le Pop’art (illustrations dans The Gardian).
Puis en 1999, il met sur la scène cinématographique (Friday, June 18, 1999, City of London) une rage anticapitaliste déchaînée tout en présentant l’émergence d’une solution hors système. Des toiles rondes et la thématique de la fécondité complètent la singularité de cette œuvre en confrontant l’homme à son cycle de vie. Celle-ci est symbolisée par l’arbre (Série « Arbres de vie ») pourvoyeur
d’énergie (Série « Du rôle de l’Arbre ») dont il réalisera un travail monumental où figure une multitude de petits humanoïdes (La Verrière Hermès,Bruxelles, 2004, œuvre associée à « Caminothérapie », 2005), puis l’usage des technologies l’entraîne dans des réalisations plus
complexes (Atomic Tree, 2005).

Pour cette participation au projet DreamTime ce duo a conçu pour la grotte du Mas d’Azil une série de vidéos en hommage à la grotte matrice et protectrice depuis maintenant 20 000 ans.
L’œuvre projetée cette année reprend celle produite en 2009 pour la première édition de DreamTime. S’intitulant el Mago (Le Magicien), elle réactive la figure du « Masque » d’une des galeries ornées. Représentant le profil d’une figure humaine, elle est à nouveau projetée en
diptyque cette fois dans la salle du Temple et du Musée situé dans le village. Jouant des parois il aime à croire que l’âme est matière et que c’est à travers la matière qu’il risque de l’atteindre. « 
Fantasmatiquement, j’aimerais toucher le spectateur par dessous la peau et qu’il en fasse pareil avec moi, à la découverte d’espaces interdits, importants et convoités. »